20/04/2023 Par Yannick 0

Vertus Cassia alata : Maladie de peau soigner par Cassia alata

Vertus Cassia alata : Maladie de peau ; une plante ornementale qui attire les ravageurs. Pas étonnant qu’elle les attire. D’ailleurs, c’est pour cette raison que la station d’expérimentation du Conseil général en a planté : pour les attirer, car c’est bien connu, de nombreux insectes, de ceux qui ravagent les cultures, adorent les plantes à fleurs de couleurs vives, jaunes, oranges.
Cassia Alata, séné, candélabre et Dartier sont originaires du Mexique et se retrouvent en Martinique, en Amérique du Sud, en Inde et en Afrique. C’est un arbuste de 3 à 4 m de haut avec des feuilles de 50 à 80 cm de long. Il fleurit de novembre à janvier en Martinique. Les fleurs sont grandes et ont de longs épis jaune orangé. Les inflorescences ressemblent à une bougie jaune, d’où le surnom d' »arbre chandelier ». Les feuilles et les fleurs dégagent une odeur nauséabonde.
C’est une plante qui aime l’altitude et qui est considéré comme une espèce invasive dans différents pays. Au Sri Lanka, connu sous le nom Ranawara , il est utilisé comme ingrédient dans la médecine traditionnelle cinghalaise.

Propriétés thérapeutiques : Vertus Cassia alata : Maladie de peau

C’est un remède efficace pour soigner les maladies de la peau (eczéma, dartre, herpès…) Les feuilles de cassia alata sont antifongiques et luttent contre les pellicules du cuir chevelu.

Dartrier Cassia alata: Vertus Cassia alata : Maladie de peau

Les feuilles de l’arbuste sont la véritable richesse de cette plante car en réalité, les bienfaits ne sont pas dans les fleurs contrairement à ce que pourrait laisser croire leur couleur fabuleuse. De par le monde, la médecine traditionnelle s’accorde à dire que c’est la plante  pour les dermatoses. Les feuilles de Cassia alata sont utilisées pour soigner les maladies de peau.
Usage médicinal traditionnel de l’herbe à dartre Vertus Cassia alata : Maladie de peau
Il est également connu sous le nom de dermatolia car il traite les croûtes. La gale est une maladie de peau caractérisée par des plaques sèches et squameuses sur l’épiderme. Cette maladie de peau peut provoquer un durcissement de la peau. Mais plus communément, elle est l’amie de la peau et l’ennemie de toutes les dermatoses. Tous les auteurs spécialisés en naturopathie s’accordent à dire que les feuilles fraîches écrasées (ou seulement le jus) sont efficaces pour traiter la dermatomycose, la dartre, l’herpès, la gale, l’eczéma, les pellicules, les boutons de rotavirus, l’impétigo, la teigne, les ulcères, le psoriasis et l’érythème.
Les bains de feuilles sont traditionnellement utilisés en Martinique en association avec d’autres plantes comme le gliricidia et le fromager. Des pommades plus élaborées sont également utilisées. Si l’on ne dispose pas de plantes fraîches, les feuilles séchées peuvent être réduites en poudre et additionnées d’une petite quantité d’eau pour obtenir une pâte. Les feuilles peuvent également être absorbées par voie interne, mais seulement pendant de courtes périodes, car elles ont un effet laxatif et peuvent endommager les intestins. Là encore, divers auteurs privilégient les feuilles pour la constipation et les douleurs abdominales, pour les maladies hépatiques (foie, sécrétion biliaire, jaunisse) en raison de ses effets cholérétiques, et pour la purge.
Aux Antilles, Longuefosse indique qu’une décoction de feuilles était connue pour « purifier le sang ». Pierre Saulnier, dans son ouvrage Plantes médicinales et soins en Afrique, mentionne l’utilisation des racines de Cassia alata contre les insectes (Ascaris). En Inde, une décoction des feuilles est utilisée comme expectorant. L’écorce est utilisée comme poison de pêche et comme tanneur de cuir. En tant que plante ornementale, Cassia alata attire les parasites. Il est bien connu que de nombreux insectes, y compris ceux qui endommagent les cultures, préfèrent les fleurs aux couleurs vives comme le jaune et l’orange, c’est pourquoi la zone expérimentale du conseil général a été plantée pour les attirer. L’idée est donc de les planter à proximité de la culture que l’on veut protéger. En revanche, elles ont tendance à devenir des mauvaises herbes dans les pâturages et peuvent être toxiques pour les chèvres.

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Vos Questions sur les Plantes Médicinales et la Phytothérapie

1. Quelle est la différence entre phytothérapie et médecine traditionnelle ?
La phytothérapie est une discipline scientifique moderne qui utilise les plantes (ou leurs parties) comme médicaments, en s'appuyant sur leurs principes actifs identifiés, des extraits standardisés et des études cliniques. La médecine traditionnelle (herboristerie, médecines ancestrales) est un savoir empirique transmis, utilisant souvent la plante entière et considérant une approche plus holistique. Les deux se complètent.
2. Une tisane est-elle aussi efficace qu'un extrait en gélule ?
Cela dépend du but et de la plante. L'infusion (tisane) extrait surtout les molécules hydrosolubles (tanins, flavonoïdes). Elle est idéale pour les effets doux, drainants ou digestifs. Les extraits secs ou glycérinés (gélules, teinture-mère) concentrent les principes actifs, y compris les liposolubles, et permettent un dosage précis. Ils sont préférés pour des actions thérapeutiques ciblées et fortes.
3. Comment bien choisir et conserver ses plantes médicinales ?
Choisir : privilégier les plantes entières ou grossièrement coupées plutôt qu'en poudre (fraîcheur), avec une mention de l'origine et du mode de culture (bio idéalement). Conserver : dans des récipients hermétiques, à l'abri de la lumière, de la chaleur et de l'humidité (pas dans la cuisine ou la salle de bain). La plupart se conservent 12 à 18 mois.
4. Les plantes « de grand-mère » sont-elles vraiment efficaces ?
Beaucoup le sont, car elles reposent sur des siècles d'observation. Le tilleul pour le sommeil, la camomille pour la digestion, le thym pour les maux de gorge, ont une efficacité reconnue. La science moderne a souvent validé leurs usages. L'important est de les utiliser correctement (bonne plante, bonne partie, bonne préparation).
5. Faut-il faire des pauses pendant une cure de plantes ?
Oui, c'est une règle de prudence. On conseille souvent des cures de 3 semaines à 1 mois suivies d'une pause d'une semaine. Cela permet d'éviter que l'organisme ne s'habitue (tolérance), de réduire les risques d'effets secondaires cumulatifs, et de réévaluer si la cure est toujours nécessaire. Certaines plantes adaptogènes peuvent se prendre plus longtemps.
6. Peut-on associer plusieurs plantes ensemble ?
Oui, c'est même la base de la synergie phytothérapeutique. Associer des plantes aux actions complémentaires peut potentialiser les effets et équilibrer la formule (ex : mélange anti-stress : valériane + passiflore + aubépine). En revanche, certaines associations sont contre-indiquées ou dangereuses. Il est préférable de suivre des formules établies par des professionnels.
7. Comment préparer une teinture-mère ou un macérât glycériné soi-même ?
Pour une teinture-mère : mettre des plantes sèches dans un bocal, recouvrir complètement d'alcool alimentaire à 45°-60° (vodka, rhum), fermer hermétiquement. Laisser macérer 3 semaines à l'abri de la lumière en agitant tous les jours. Filtrer et conserver en flacon teinté. Le macérât glycériné (extrait de bourgeon) utilise un mélange alcool/glycérine/eau et nécessite plus de précision.
8. Les huiles essentielles font-elles partie de la phytothérapie ?
Oui, l'aromathérapie est une branche spécialisée de la phytothérapie. Les huiles essentielles (HE) sont des concentrés extrêmement puissants de molécules volatiles. Leur usage est plus technique et risqué (toxicité à dose élevée, contre-indications fortes). Elles nécessitent des connaissances pointues et ne doivent pas être confondues avec l'usage simple des plantes en infusion.
9. Où trouver des informations fiables sur les plantes ?
Privilégiez les sources académiques et professionnelles : les monographies de l'OMS ou de l'ESCOP, les ouvrages de référence (« Guide des contre-indications des principales plantes médicinales »), les sites universitaires de facultés de pharmacie. Méfiez-vous des sites commerciaux aux promesses exagérées et des conseils non sourcés sur les forums.
10. Peut-on cultiver ses propres plantes médicinales ? Quelles sont les plus faciles ?
Absolument, c'est gratifiant et garantit la fraîcheur. Commencez par des plantes faciles et utiles : la mélisse (calmante), la menthe (digestive), la camomille romaine (apaisante), le thym (antiseptique), la lavande (cicatrisante) et le romarin (tonique). Choisissez un endroit ensoleillé avec un bon drainage.

💡 Information : Ces réponses sont fournies à titre informatif et éducatif. Elles ne constituent pas un avis médical personnalisé. Consultez toujours un professionnel de santé pour votre situation.