Infertilité féminine causes
20/09/2022 Par Yannick 0

Infertilité Féminine : Causes, Symptômes (SOPK, Aménorrhée)

Maladie d’infertilité féminine Aménorrhée, dysménorrhée, etc… des mots bien compliqués qui méritent leur place dans les plus difficiles concours d’orthographe. Peu usités, ils permettent pourtant d’en apprendre plus sur les règles. Voici leurs définitions réunies au sein d’un petit dictionnaire pour tout savoir des règles !

Prière Nous Joindre 

1. Les Troubles de l’Ovulation : Quand la Libération de l’Œuf est Perturbée

Les causes ovulatoires sont les plus fréquentes. Elles signifient que l’ovulation est absente, rare ou de mauvaise qualité, empêchant la fécondation.

Le Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK)

Le SOPK est un déséquilibre hormonal qui touche environ 10% des femmes. Les ovaires contiennent de nombreux petits follicules (souvent appelés « kystes ») qui peinent à arriver à maturation.

  • Impact sur la fertilité : Ce déséquilibre empêche l’ovulation de se produire de manière régulière ou totale. Sans ovulation, il n’y a pas d’ovule à féconder.

  • Symptômes associés : Règles irrégulières ou absentes, excès de pilosité (hirsutisme), acné, prise de poids et parfois résistance à l’insuline.

L’Aménorrhée (Absence de Règles)

L’aménorrhée n’est pas une maladie en soi, mais un symptôme. On distingue l’aménorrhée primaire (règles jamais apparues à 16 ans) et l’aménorrhée secondaire (disparition des règles pendant plus de 3 mois chez une femme antérieurement réglée).

  • Lien avec la fertilité : Pas de règles signifie généralement pas d’ovulation. La conception devient alors impossible sans prise en charge.

  • Causes possibles : Au-delà de la grossesse et de la ménopause, elle peut être liée à un stress chronique intense, une insuffisance pondérale importante, une pratique sportive excessive, ou des troubles endocriniens (dérèglement de la thyroïde, excès de prolactine…).

2. Les Causes Mécaniques et Anatomiques : Les Obstacles Physiques

Certaines conditions créent un obstacle physique à la fécondation ou à l’implantation de l’embryon.

L’Endométriose

L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique où du tissu semblable à la muqueuse utérine (l’endomètre) se développe en dehors de l’utérus (ovaires, trompes, péritoine). Elle touche 1 femme sur 10.

  • Impact sur la fertilité : Elle peut altérer la fertilité de plusieurs façons : en déformant les organes pelviens (adhérences), en créant des kystes ovariens (endométriomes), et en générant un environnement inflammatoire hostile aux spermatozoïdes et à l’embryon. Elle n’entraîne pas systématiquement une infertilité, mais en est une cause fréquente.

Les Obstructions Tubaires

Les trompes de Fallope sont le lieu de rencontre entre l’ovule et le spermatozoïde. Si elles sont bouchées ou endommagées, le passage est bloqué.

  • Causes : Infections pelviennes anciennes (salpingite), endométriose, chirurgie abdominale antérieure.

  • Conséquence : L’ovule ne peut pas être fécondé. La Fécondation In Vitro (FIV) devient alors souvent le traitement de choix, car elle contourne cet obstacle.

Les Anomalies Utérines

La cavité utérine doit être saine pour accueillir l’embryon.

  • Fibromes : Ces tumeurs bénignes peuvent, selon leur taille et leur localisation (sous-muqueux), gêner l’implantation ou la croissance de l’embryon.

  • Polypes, synéchies (adhérences intra-utérines) ou malformations congénitales (utérus cloisonné) peuvent également entraver la nidation.

3. Les Autres Facteurs Influençant la Fertilité

D’autres éléments, parfois moins évidents, jouent un rôle crucial.

  • L’Âge : La quantité et la qualité des ovocytes diminuent naturellement avec l’âge, particulièrement après 35 ans.

  • Les Facteurs Liés au Mode de Vie : Le tabagisme, une consommation excessive d’alcool, un stress chronique, un poids trop éloigné de l’IMC normal (surpoids important ou insuffisance pondérale) peuvent perturber l’équilibre hormonal et l’ovulation.

  • Les Causes Inexpliquées : Dans environ 10% des cas, le bilan complet du couple ne révèle aucune anomalie identifiable. On parle alors d’infertilité inexpliquée, qui ne signifie pas pour autant qu’il n’existe pas de solutions.

4. La Démarche Médicale : Par où Commencer ?

Face à un désir d’enfant non comblé, une démarche structurée est essentielle.

Le Bilan de Fertilité de Base

Il permet d’identifier ou d’exclure les causes principales.

  1. Pour la femme : Une prise de sang pour doser les hormones (entre le 2e et le 5e jour du cycle, puis en phase lutéale), et une échographie pelvienne pour observer l’utérus, les ovaires et vérifier l’ovulation.

  2. Pour l’homme : Un spermogramme est systématiquement requis pour analyser la quantité et la qualité des spermatozoïdes.

  3. Examen de la perméabilité des trompes : Hystérosalpingographie (HSG) ou hystérosonographie (HyCoSy) pour s’assurer qu’elles ne sont pas obstruées.

Vos Questions sur la Fertilité Féminine et la Gynécologie Naturelle

1. Les trompes bouchées peuvent-elles se déboucher naturellement ?
Cela dépend de la nature de l'obstruction. Pour des adhérences légères ou une inflammation, des plantes anti-inflammatoires (curcuma), décongestionnantes pelviennes (gattilier) et des techniques comme l'acupuncture peuvent parfois améliorer la perméabilité. Pour une obstruction complète ou hydrosalpinx
2. Comment réduire naturellement la taille d'un fibrome utérin ?
Une approche naturelle vise à réguler le terrain hormonal (souvent excès d'œstrogènes) et réduire l'inflammation. Des plantes comme le gattilier (Vitex agnus-castus) pour équilibrer la progestérone, l'alchémille pour tonifier l'utérus, et des plantes hépatiques pour favoriser la détoxification hormonale peuvent être utiles. L'alimentation (réduire sucre, lait, charcuterie) et la gestion du stress sont clés.
3. Peut-on tomber enceinte naturellement à la préménopause ?
Oui, c'est possible tant que l'ovulation persiste, même si elle devient irrégulière. Il est crucial de préserver la qualité ovocytaire et l'épaisseur de l'endomètre. Des plantes adaptogènes (ashwagandha), riches en antioxydants, et un soutien hormonal doux (trèfle rouge, sauge) peuvent être envisagés sous contrôle. Le délai étant limité, un suivi médical rapproché est recommandé.
4. Quelles sont les causes les plus fréquentes de fausses couches à répétition ?
Les causes sont multiples : anomalies génétiques embryonnaires (majoritaires), troubles de la coagulation (syndrome des antiphospholipides), problèmes immunologiques, anomalies utérines (cloison, fibrome), déséquilibres hormonaux (insuffisance en progestérone), ou causes infectieuses. Un bilan spécialisé est indispensable après deux fausses couches.
5. L'endométriose a-t-elle forcément un impact sur la fertilité ?
Non, pas forcément, mais c'est fréquent. L'endomètre peut gêner mécaniquement (adhérences, kystes ovariens) ou créer un environnement inflammatoire péritonéal défavorable aux spermatozoïdes et à l'implantation. Une prise en charge précoce (médicale, chirurgicale si besoin) et des plantes anti-inflammatoires (curcuma, oméga-3) peuvent aider à préserver la fertilité.
6. Comment savoir si on ovule et à quel moment du cycle ?
Plusieurs méthodes : suivi de la température basale (éléction post-ovulatoire), observation de la glaire cervicale (devenue filante et transparente comme du blanc d'œuf), utilisation de tests d'ovulation urinaires (détectent le pic de LH). L'ovulation a généralement lieu 14 jours avant les règles suivantes dans un cycle régulier.
7. Les plantes peuvent-elles aider à réguler un cycle menstruel irrégulier ?
Oui, certaines plantes dites éménagogues ou régulatrices hormonales sont très utiles. Le gattilier est la plante de référence pour réguler le cycle en agissant sur l'hypophyse. L'alchémille, l'achillée millefeuille ou l'artémise sont aussi traditionnellement utilisées. Identifier la cause de l'irrégularité (stress, SOPK, thyroïde...) est essentiel.
8. Quels examens faire en premier en cas d'infertilité inexpliquée ?
Pour la femme : bilan hormonal (J2-5 et phase lutéale), échographie pelvienne (ovaires, utérus), HSG ou HyCoSy (perméabilité des trompes). Pour l'homme : spermogramme. Ensuite, selon les résultats : bilan thyroïdien, recherche d'infections, cœlioscopie, caryotype, etc.
9. Peut-on combiner phytothérapie et traitement de PMA (FIV, stimulation) ?
TOUJOURS en informer son gynécologue ou médecin de la PMA. Certaines plantes peuvent interagir avec les médicaments de stimulation (gonadotrophines) ou modifier le cycle. Généralement, on arrête la plupart des plantes pendant la phase de stimulation et de transfert pour éviter tout risque. L'accompagnement doit être très encadré.
10. Quel est le rôle du foie dans la fertilité féminine ?
Un foie en bonne santé est crucial car il détoxifie et élimine les excès d'hormones (œstrogènes). Un foie engorgé peut favoriser un déséquilibre œstrogène/progestérone. Soutenir le foie (chardon-marie, desmodium, radis noir) est donc souvent une première étape dans une approche naturelle de la fertilité.

💡 Information : Ces réponses sont fournies à titre informatif et éducatif. Elles ne constituent pas un avis médical personnalisé. Consultez toujours un professionnel de santé pour votre situation.