Les causes d'infertilité féminine
31/08/2022 Par Yannick 1

Les causes d’infertilité féminine

Les causes d’infertilité féminine L‘infertilité est l’incapacité d’un couple à obtenir une grossesse après environ une année de rapports sexuels réguliers non protégés, ou l’incapacité d’une femme à mener une grossesse jusqu’à terme.

Les grandes causes d’infertilité féminine

L’infertilité féminine peut avoir de multiples origines. Il est important de consulter un spécialiste pour un diagnostic précis et un accompagnement adapté. Les infertilités féminines se classent schématiquement en 5 grands groupes :

Les troubles de la fonction ovarienne

Le dysfonctionnement ovarien est à l’origine d’environ la moitié des cas d’infertilité féminine. Lorsqu’il n’est pas lié à l’âge, il est souvent dû à un dysfonctionnement endocrinien (excès ou déficit de facteurs régulateurs). En pratique, la cause est qu’il est très difficile, voire impossible, de produire des ovules fécondables. Les troubles ovariens peuvent être causés par un certain nombre de maladies différentes :

  • Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK): Un déséquilibre hormonal qui affecte la production d’ovules.
  • Insuffisance ovarienne prématurée: Un arrêt prématuré de la fonction ovarienne.
  • Thyroïde: Des problèmes de thyroïde peuvent perturber le cycle menstruel et l’ovulation.
  • Hyperprolactinémie: Un excès de prolactine, une hormone, peut inhiber l’ovulation.

Les anomalies tubaires : Les causes d’infertilité féminine

Environ 25 % des femmes qui ont des difficultés à concevoir sont infertiles en raison de l’endommagement des trompes de Fallope. Essentielles à la fécondation, les trompes de Fallope (où l’ovule et le spermatozoïde se rencontrent) peuvent être endommagées ou complètement obstruées à la suite d’une infection ou d’une inflammation. La stérilité des trompes de Fallope peut être causée par divers problèmes, notamment

  • la maladie inflammatoire pelvienne (MIP),
  • certaines infections et maladies sexuellement transmissibles : salpingite, chlamydiose, etc
  • l’endométriose
  • l’agénésie bilatérale des trompes,
  • l’appendicite,
  • l’exposition transgénérationnelle in utero au distilbène (DES),
  • les suites d’une grossesse extra-utérine,
  • des antécédents de chirurgie pelvienne, etc.

Les facteurs utérins: Les causes d’infertilité féminine

Le manque de fertilité peut également être dû à des malformations utérines ou à un endomètre (paroi de l’utérus) mince ou hostile. Qu’ils soient congénitaux ou acquis, ces facteurs utérins empêchent le fœtus de s’implanter correctement dans la cavité utérine, ce qui entraîne des fausses couches à répétition. Les facteurs utérins comprennent

  • Endométriose: Un tissu semblable à celui de l’endomètre se développe en dehors de l’utérus, pouvant causer des adhérences et des difficultés de conception.
  • Myomes: Des tumeurs bénignes de l’utérus peuvent déformer la cavité utérine et gêner l’implantation de l’embryon.
  • Anomalies utérines: Des malformations congénitales de l’utérus peuvent affecter la fertilité.

Les facteurs cervicaux: Les causes d’infertilité féminine

La stérilité féminine peut être causée par des lésions du col de l’utérus, notamment des lésions cervicales ou des sténoses. En cas de lésions cervicales, le col de l’utérus ne joue plus son rôle de tampon et la fécondation est incertaine. Le col de l’utérus est la cause la plus fréquente d’infertilité :

  • Facteurs immunitaires: Des anticorps peuvent attaquer les spermatozoïdes ou l’embryon.
  • Facteurs génétiques: Certaines anomalies génétiques peuvent être à l’origine de l’infertilité.
  • Facteurs environnementaux: L’exposition à certaines substances toxiques, le stress, le poids et l’âge peuvent également jouer un rôle.

Les facteurs génétiques

Dans de rares cas, certains syndromes génétiques, comme le syndrome de Turner, sont associés à l’infertilité, de même que certains traits génétiques. L’infertilité est l’incapacité d’un couple à concevoir ou l’incapacité d’une femme à mener à bien une grossesse. On considère que l’infertilité survient après deux ans de rapports sexuels non protégés. Contrairement à la stérilité, la stérilité féminine n’est pas permanente. Elle peut être causée par divers troubles et dysfonctionnements gynécologiques, notamment l’endométriose, les dysfonctionnements ovariens, les polypes utérins, l’obstruction des trompes de Fallope, l’obésité, le stress et la consommation excessive d’alcool.

Diagnostic et traitement

Le diagnostic de l’infertilité féminine nécessite une évaluation complète par un spécialiste en fertilité. Les examens peuvent inclure :

  • Examen physique: Pour vérifier les organes reproducteurs.
  • Prise de sang: Pour mesurer les hormones.
  • Échographie: Pour visualiser les organes reproducteurs.
  • Hystérosalpingographie: Pour évaluer les trompes de Fallope.
  • Hystéroscopie: Pour examiner l’intérieur de l’utérus.

Il est important de noter que de nombreux couples atteints d’infertilité parviennent à concevoir avec l’aide de traitements appropriés. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin pour obtenir des informations personnalisées.

Vos Questions sur la Fertilité Féminine et la Gynécologie Naturelle

1. Les trompes bouchées peuvent-elles se déboucher naturellement ?
Cela dépend de la nature de l'obstruction. Pour des adhérences légères ou une inflammation, des plantes anti-inflammatoires (curcuma), décongestionnantes pelviennes (gattilier) et des techniques comme l'acupuncture peuvent parfois améliorer la perméabilité. Pour une obstruction complète ou hydrosalpinx
2. Comment réduire naturellement la taille d'un fibrome utérin ?
Une approche naturelle vise à réguler le terrain hormonal (souvent excès d'œstrogènes) et réduire l'inflammation. Des plantes comme le gattilier (Vitex agnus-castus) pour équilibrer la progestérone, l'alchémille pour tonifier l'utérus, et des plantes hépatiques pour favoriser la détoxification hormonale peuvent être utiles. L'alimentation (réduire sucre, lait, charcuterie) et la gestion du stress sont clés.
3. Peut-on tomber enceinte naturellement à la préménopause ?
Oui, c'est possible tant que l'ovulation persiste, même si elle devient irrégulière. Il est crucial de préserver la qualité ovocytaire et l'épaisseur de l'endomètre. Des plantes adaptogènes (ashwagandha), riches en antioxydants, et un soutien hormonal doux (trèfle rouge, sauge) peuvent être envisagés sous contrôle. Le délai étant limité, un suivi médical rapproché est recommandé.
4. Quelles sont les causes les plus fréquentes de fausses couches à répétition ?
Les causes sont multiples : anomalies génétiques embryonnaires (majoritaires), troubles de la coagulation (syndrome des antiphospholipides), problèmes immunologiques, anomalies utérines (cloison, fibrome), déséquilibres hormonaux (insuffisance en progestérone), ou causes infectieuses. Un bilan spécialisé est indispensable après deux fausses couches.
5. L'endométriose a-t-elle forcément un impact sur la fertilité ?
Non, pas forcément, mais c'est fréquent. L'endomètre peut gêner mécaniquement (adhérences, kystes ovariens) ou créer un environnement inflammatoire péritonéal défavorable aux spermatozoïdes et à l'implantation. Une prise en charge précoce (médicale, chirurgicale si besoin) et des plantes anti-inflammatoires (curcuma, oméga-3) peuvent aider à préserver la fertilité.
6. Comment savoir si on ovule et à quel moment du cycle ?
Plusieurs méthodes : suivi de la température basale (éléction post-ovulatoire), observation de la glaire cervicale (devenue filante et transparente comme du blanc d'œuf), utilisation de tests d'ovulation urinaires (détectent le pic de LH). L'ovulation a généralement lieu 14 jours avant les règles suivantes dans un cycle régulier.
7. Les plantes peuvent-elles aider à réguler un cycle menstruel irrégulier ?
Oui, certaines plantes dites éménagogues ou régulatrices hormonales sont très utiles. Le gattilier est la plante de référence pour réguler le cycle en agissant sur l'hypophyse. L'alchémille, l'achillée millefeuille ou l'artémise sont aussi traditionnellement utilisées. Identifier la cause de l'irrégularité (stress, SOPK, thyroïde...) est essentiel.
8. Quels examens faire en premier en cas d'infertilité inexpliquée ?
Pour la femme : bilan hormonal (J2-5 et phase lutéale), échographie pelvienne (ovaires, utérus), HSG ou HyCoSy (perméabilité des trompes). Pour l'homme : spermogramme. Ensuite, selon les résultats : bilan thyroïdien, recherche d'infections, cœlioscopie, caryotype, etc.
9. Peut-on combiner phytothérapie et traitement de PMA (FIV, stimulation) ?
TOUJOURS en informer son gynécologue ou médecin de la PMA. Certaines plantes peuvent interagir avec les médicaments de stimulation (gonadotrophines) ou modifier le cycle. Généralement, on arrête la plupart des plantes pendant la phase de stimulation et de transfert pour éviter tout risque. L'accompagnement doit être très encadré.
10. Quel est le rôle du foie dans la fertilité féminine ?
Un foie en bonne santé est crucial car il détoxifie et élimine les excès d'hormones (œstrogènes). Un foie engorgé peut favoriser un déséquilibre œstrogène/progestérone. Soutenir le foie (chardon-marie, desmodium, radis noir) est donc souvent une première étape dans une approche naturelle de la fertilité.

💡 Information : Ces réponses sont fournies à titre informatif et éducatif. Elles ne constituent pas un avis médical personnalisé. Consultez toujours un professionnel de santé pour votre situation.